Selon une publication du site N12, la majeure partie du public israélien évite de rédiger un testament, laissant ainsi le partage de ses biens au mécanisme de la « succession légale ». En l'absence d'un document exprimant la volonté du défunt, la loi sur les successions définit une hiérarchie claire des héritiers, répartissant la succession – incluant actifs, fonds et droits – selon des cercles familiaux. Selon le rapport, la loi organise la famille en trois cercles principaux : les descendants du défunt, ses parents et leurs descendants (frères, sœurs et neveux), et les ascendants de ses parents et leurs descendants.
Un héritier appartenant à un cercle proche évince les héritiers plus éloignés. Au sein de ces cercles, la priorité est donnée au parent sur ses descendants, si bien que les petits-enfants n'héritent que si leur parent est décédé avant le grand-parent. Le conjoint, qu'il soit marié ou concubin (à condition de ne pas être marié à une autre personne), bénéficie d'un statut préférentiel incluant la réception des meubles et du véhicule familial, en plus de sa quote-part dans la succession.
Cette part peut atteindre la moitié face à des enfants ou des parents, et les deux tiers face à des frères, sœurs ou grands-parents. De plus, la loi accorde des avantages concernant le logement conjugal pour les couples mariés depuis plus de trois ans. Toutefois, certains actifs sont exclus de ce mécanisme, comme les fonds de pension et les assurances-vie, qui sont transmis directement aux bénéficiaires enregistrés. L'exercice des droits nécessite une demande auprès du greffier des successions pour obtenir un « certificat d'hérédité » officiel, car sans ce document, aucune opération ne peut être effectuée sur les actifs du défunt auprès des banques ou du cadastre (Tabu).
Il est également précisé qu'un héritier peut renoncer à sa part via une déclaration sous serment, et qu'en l'absence totale d'héritiers, les biens reviennent à l'État. L'aspect juridique souligne que pour déroger à cet ordre ou transmettre des biens à des personnes non héritières par la loi, comme des amis ou des associations, la rédaction d'un testament est une démarche indispensable.