Le parquet du district Centre a déposé un acte d’accusation contre Akram Zahaika, détenu au centre de détention de Nitzan, après qu’il lui a été reproché d’avoir violemment agressé un autre détenu lors d’une dispute survenue entre eux dans la cellule. Selon les faits exposés dans l’acte d’accusation, rapportés par Gilad Morg dans Maariv, l’incident aurait eu pour origine un différend concernant un repas. D’après le récit, la dispute s’est envenimée lorsque d’autres détenus présents dans la cellule ont maîtrisé le plaignant, pensant à tort qu’il s’apprêtait à attaquer Zahaika.
À ce moment-là, selon l’acte d’accusation, Zahaika s’est approché du plaignant et l’a frappé à coups de poing à la tête. L’agression aurait atteint son paroxysme lorsque le prévenu a mordu avec une grande force l’oreille droite du plaignant, arrachant la partie supérieure du pavillon, qui est tombée sur le sol de la cellule. À la suite de l’incident, le plaignant a subi une grave blessure nécessitant une intervention médicale urgente, notamment une opération complexe de greffe de peau, les dommages ayant été considérés comme ne pouvant pas être réparés par une réadhésion naturelle.
Me Liora Komha, du parquet du district Centre, a souligné dans l’acte d’accusation la gravité des faits, indiquant que cette violente agression s’était produite dans un contexte relativement dérisoire. Il est reproché au prévenu d’avoir causé des blessures avec une intention aggravée, avec l’intention d’infliger au plaignant une blessure grave, une invalidité ou une mutilation. Au cours de son interrogatoire dans cette affaire, Zahaika a nié les faits qui lui sont reprochés, puis a choisi d’exercer son droit de garder le silence.
Il convient de préciser que Zahaika est déjà placé en détention jusqu’à l’issue de la procédure dans le cadre d’une autre affaire pénale engagée contre lui, dans laquelle il est accusé de tentative de meurtre, et qui n’a pas encore été tranchée par le tribunal. Cette affaire soulève des questions complexes concernant la sécurité des détenus au sein des établissements pénitentiaires et la responsabilité des autorités du Service pénitentiaire d’Israël dans la prévention des incidents violents entre détenus.
Elle met également en lumière le traitement juridique des violences commises dans les centres de détention, qui entraîne le dépôt d’actes d’accusation supplémentaires contre des prévenus déjà placés sous l’autorité judiciaire de l’État. Il convient de souligner qu’il s’agit d’allégations figurant dans un acte d’accusation qui n’a pas encore été tranché par le tribunal et que le prévenu bénéficie donc de la présomption d’innocence jusqu’à ce que le contraire soit établi par une décision judiciaire définitive.