Le ministre des Communications Shlomo Karhi a vivement critiqué le système judiciaire, la conseillère juridique du gouvernement et le bloc centre-gauche. Dans une interview accordée à Radio North 104.5FM, Karhi a affirmé que la gauche comprend qu'elle n'a aucune chance aux élections et donc « veut l'anarchie ». Selon lui, « il y en a qui veulent l'anarchie, qui comprennent que le peuple n'est pas avec eux, que la démocratie ne joue pas en leur faveur et qu'ils n'ont aucune chance dans les urnes, à moins de former un gouvernement avec Mansour Abbas et Tibi ».
Karhi a évoqué la situation sécuritaire et le sort des otages, affirmant qu'Israël constitue une « monnaie d'échange entre les mains du Hamas ». Il a souligné qu'« il ne faut pas les laisser continuer à faire ce qu'ils font au peuple d'Israël pendant encore un an, deux ans ou dix ans ». Le ministre a mis en garde contre une baisse du taux de participation parmi les électeurs de droite et a souligné l'importance d'un gouvernement de droite fort « qui empêchera la création d'un État palestinien ».
Concernant le système judiciaire, Karhi a attaqué la Cour suprême et son président, affirmant que « la conseillère juridique continue d'agir contrairement à la loi et la Cour suprême est une délinquante qui annule des lois ». Il a soutenu que la Cour est devenue une « autorité suprême qui annule des lois, annule des lois fondamentales, remplace le gouvernement, méprise la Knesset, piétine le peuple ». Karhi a critiqué les décisions de la Cour suprême concernant les nominations et a noté que « si Netanyahou est mauvais pour les ennemis d'Israël, alors il est bon pour les Juifs ».
Le ministre Karhi a également abordé la question de la conscription des ultra-orthodoxes dans l'armée, affirmant qu'« il ne peut pas se faire que des membres de minorités, qui n'ont pas servi, bénéficient de préférences sur les soldats qui servent dans l'armée ». Il a exprimé des doutes sur le fait qu'un futur gouvernement dirigé par Mansour Abbas continue d'accorder une préférence aux soldats. Karhi a averti que si la gauche prenait le pouvoir, « ils feraient ici des dégâts en un jour, ce que nous réparons en 4 ans ». Il a appelé le public à aller voter, soulignant que « si la droite votait comme la gauche, nous n'aurions pas 64 sièges dans la coalition, mais 70 sièges ». Il a ajouté qu'« il y a une partie de la machine de propagande qui essaie de supprimer le vote et de dire à la droite qu'ils n'ont aucune chance ».