26 août 2026ICE – משפט

Procédures judiciaires contre une militante : diffamation ou intimidation ?

La militante de droite Fanny Michaeli, récemment condamnée à verser des dommages-intérêts à Shikma Bressler pour diffamation, fait face à une nouvelle plainte de 2,6 millions de shekels de l'organisation « Frères et sœurs d'armes ». Michaeli affirme que ces procédures visent à réduire ses opinions au silence.

Transparence des sources

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Publication originale sur ICE – משפט

Pourquoi est-ce important ?

L'affaire illustre la tension entre la liberté d'expression et le droit de la diffamation dans l'espace numérique, soulignant l'utilisation croissante des procès comme outil dans le discours public en Israël après le 7 octobre.

Points essentiels

  • ▪Le tribunal a accueilli la plainte en diffamation de Shikma Bressler contre Fanny Michaeli.
  • ▪Michaeli a été condamnée à payer environ 140 000 shekels de dommages et frais de justice.
  • ▪L'organisation « Frères et sœurs d'armes » a déposé une plainte de 2,6 millions de shekels contre Michaeli.
  • ▪Michaeli soutient que ces plaintes sont des procédures d'intimidation visant la liberté d'expression.
  • ▪Une campagne de financement participatif a été lancée pour aider Michaeli.

Ces derniers mois, Fanny Michaeli, militante de droite et mère de soldats de Tsahal, s'est retrouvée au centre de plusieurs procédures judiciaires médiatisées suite à des publications sur les réseaux sociaux après le 7 octobre. La bataille juridique a atteint son paroxysme avec un jugement rendu par le tribunal de première instance de Jérusalem, condamnant Michaeli à verser des dommages-intérêts à Shikma Bressler. Dans sa plainte, Bressler réclamait 600 000 shekels, affirmant que Michaeli avait publié de graves accusations, notamment des allégations de trahison, d'aide au Hamas et de connaissance préalable du massacre. Le tribunal a jugé que ces publications constituaient de la diffamation, Michaeli n'ayant pas réussi à prouver la véracité de ses dires. Le tribunal a ordonné à Michaeli de verser environ 140 000 shekels au titre des dommages, des honoraires d'avocat et des frais de justice, et a exigé la suppression des posts et la publication d'excuses publiques. Tout au long de la procédure, Michaeli a soutenu qu'il s'agissait de poursuites-bâillons visant à restreindre sa liberté d'expression, mais ces arguments ont été rejetés par la justice.

Au-delà de cette affaire, Michaeli fait face à une autre plainte importante, déposée en 2024 par l'organisation « Frères et sœurs d'armes ». Dans cette plainte de 2,6 millions de shekels, l'organisation soutient que, dans six publications différentes, Michaeli a utilisé des termes offensants envers le groupe et ses membres. Dans ses conclusions en défense, Michaeli a rejeté les accusations et a affirmé que cette procédure était une nouvelle tentative de bâillonnement. Elle a précisé que certaines publications ne visaient pas l'organisation mais une autre entité, et qu'elle avait déposé une demande reconventionnelle pour des propos tenus à son encontre. Dans une interview sur la « Chaîne 14 », Michaeli a décrit l'impact des procédures sur sa vie personnelle et économique, soulignant que les sommes globales atteignent des centaines de milliers de shekels.

Amalia Ezra, elle aussi impliquée dans des procédures judiciaires contre « Frères et sœurs d'armes », soutient Michaeli. Ezra a affirmé que les plaintes contre les militantes de droite font partie d'une tendance plus large visant à créer un « effet paralysant » sur le débat public et à empêcher les militants d'exprimer leurs positions. Ezra a d'ailleurs initié la création de la « Cellule de crise pour la liberté d'expression » et promu une campagne de financement participatif pour Michaeli intitulée « On n'abandonne pas Fanny ». Michaeli attend désormais la suite des procédures judiciaires tout en faisant face à la complexité financière et émotionnelle de ces luttes.

Information générale uniquement. Cet article ne constitue pas un conseil juridique et ne remplace pas la consultation de la source originale.

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