Le tribunal de première instance de Tel Aviv a récemment rendu un jugement dans une affaire de diffamation intentée par les fondateurs de la société Doro Italian Products, connue sous le nom de Pasta Rico, contre le président du conseil d'administration de la société, l'ancien ministre Shalom Simhon. Selon un rapport d'Omer Tamri Leon dans TheMarker, la juge Nurit Tabiv Mizrahi a statué que Simhon devra verser 20 000 NIS de dommages-intérêts aux fondateurs, Gil Ben Dov et Shay Alon, ainsi que 10 000 NIS supplémentaires au titre des frais de justice.
L'affaire trouve son origine dans un échange de courriels internes diffusé par Simhon concernant les circonstances de la démission du directeur financier de l'entreprise, peu de temps après sa prise de fonction. Dans le contenu de la correspondance ayant mené à la procédure judiciaire, Simhon affirmait que les fondateurs agissaient de manière à éloigner des personnes très expérimentées de l'entreprise, et alléguait qu'ils intimidaient le comptable de la société. Cette publication a suscité l'indignation des fondateurs, qui ont choisi d'intenter une action en diffamation contre Simhon, alléguant une atteinte à leur bonne renommée et à leur réputation commerciale.
Dans son verdict, la juge a accueilli la position des plaignants et a déclaré que les propos de Simhon constituaient une diffamation. Cette procédure judiciaire reflète la grande sensibilité qui règne dans les hautes sphères de gestion des entreprises, en particulier lorsqu'il s'agit de filiales de grands conglomérats comme Tnuva. Le jugement souligne l'importance de veiller à la formulation des communications internes, même lorsqu'il s'agit d'échanges non destinés au grand public. Le fait qu'il s'agisse d'une correspondance interne n'a pas protégé Simhon, la loi ne faisant pas nécessairement de distinction entre une publication publique et une diffusion plus restreinte lorsque les propos sont susceptibles de nuire à la réputation d'une personne. La décision juridique rappelle que même les hauts dirigeants doivent faire preuve d'une prudence accrue lorsqu'ils critiquent des collègues ou des partenaires, car l'utilisation d'expressions portant atteinte à la réputation d'autrui sans fondement factuel suffisant peut entraîner des sanctions financières significatives. Ce cas sert de rappel aux directeurs et cadres d'examiner attentivement le contenu de leurs documents et courriels, car ceux-ci peuvent servir de preuves irréfutables dans les procédures judiciaires civiles, même dans un contexte interne.