Le Département des enquêtes sur les policiers (DIPJ) a ouvert une enquête intensive suite à un tir mortel survenu à Oum el-Fahm, causant la mort d'un résident local, Alaa Mahamid. L'incident a débuté alors que des forces de l'unité motocycliste de la brigade tactique de la police aux frontières opéraient près de la route 65. Selon le communiqué de la police, les forces ont remarqué un véhicule suspect et ont ordonné au conducteur de s'arrêter, mais ce dernier a pris la fuite.
Selon la version policière, après l'arrestation du suspect suite à une course-poursuite, une altercation a éclaté durant laquelle Mahamid aurait quitté son véhicule pour attaquer l'un des policiers. Le policier, affirmant avoir ressenti une menace concrète pour sa vie, a ouvert le feu sur Mahamid, provoquant son décès avant l'arrivée des secours. La famille du défunt a indiqué qu'il souffrait de troubles mentaux et avait déjà été hospitalisé au centre de santé mentale Sha'ar Menashe.
Des rapports indiquent que le défunt avait réussi à s'échapper des forces de l'ordre après avoir été arrêté et menotté plus tôt dans l'incident, un fait qui soulève des questions sur le déroulement des événements. À la suite de l'incident, des enquêteurs du DIPJ se sont rendus sur les lieux pour examiner les circonstances. Dans ce cadre, le policier ayant fait usage de son arme a été interrogé sous avertissement pour suspicion d'homicide involontaire ou volontaire sur Mahamid.
À l'issue de l'interrogatoire, le policier a été placé en résidence surveillée pendant cinq jours. De plus, des conditions restrictives lui ont été imposées, incluant une interdiction d'accéder à tous les postes de police pendant deux semaines et une interdiction d'entrée dans la ville d'Oum el-Fahm pendant 30 jours. À ce stade, le DIPJ examine l'enchaînement des faits afin de déterminer si les tirs ont été conformes aux procédures d'ouverture du feu et si d'autres alternatives de maintien de l'ordre étaient possibles, notamment au vu des allégations sur l'état mental du défunt.
Il est important de noter qu'il s'agit d'allégations en cours d'examen et que la procédure d'enquête n'est pas encore terminée. Pour le public, cet événement souligne l'importance d'examiner les procédures de maintien de l'ordre lors d'incidents complexes impliquant des suspects aux antécédents psychiatriques, ainsi que le rôle crucial de l'organisme de contrôle de l'activité policière lors de l'usage de la force létale.