Dans un éditorial publié sur ynet, Avi Shilon aborde la conception de la démocratie israélienne et l'importance du mécanisme d'alternance. Selon l'auteur, le discours public a tendance à se concentrer sur les droits des minorités et le pouvoir du système judiciaire, négligeant parfois le besoin essentiel des citoyens de changer de gouvernement, ce qui constitue un élément critique de l'efficacité d'une démocratie moderne. Shilon examine la réalité politique israélienne actuelle à l'approche des élections de 2026, notant que les sondages ne donnent aucune stabilité gouvernementale claire à un bloc.
Dans ce contexte, il analyse la possibilité de former un gouvernement d'unité nationale comme solution aux crises, en établissant une comparaison historique avec les gouvernements précédents, comme ceux formés avant la guerre des Six Jours ou dans les années 80, qui ont dû gérer des crises économiques et sécuritaires. Néanmoins, la position de Shilon est qu'à l'heure actuelle, un gouvernement d'unité pourrait constituer un obstacle aux réformes de fond, risquant de mener à un immobilisme politique, à l'instar d'expériences passées sans objectifs clairs.
Par ailleurs, l'auteur souligne que pour le Likoud, au pouvoir depuis longtemps, un passage dans l'opposition pourrait être une opportunité. Selon lui, siéger hors des centres de pouvoir permettrait au parti de faire émerger une nouvelle direction et de définir une vision de droite moderne pour le XXIe siècle, dépassant la focale sur Benjamin Netanyahu. En somme, Shilon présente l'alternance non comme un outil partisan, mais comme une nécessité nationale pour le bon fonctionnement des institutions en Israël.