Une confrontation directe et croissante se développe sur les réseaux sociaux entre le scénariste et influenceur Meni Assayag et le journaliste du quotidien 'Haaretz', Uri Misgav. Au centre du litige se trouve une publication faite par Misgav, détaillant les informations de vol de l'épouse du Premier ministre, Sara Netanyahu, et de leur fils, Yair Netanyahu, de Miami vers Israël. Dans cette publication, Misgav a critiqué les coûts de sécurité de la famille et a qualifié Israël de 'république de bananes pourrie'. La réaction d'Assayag ne s'est pas fait attendre : il a partagé le tweet de Misgav et l'a attaqué très vivement. Selon Assayag, la publication des détails précis du plan de vol constitue un signalement aux terroristes et assassins potentiels sur l'emplacement d'une 'cible d'élimination'. Assayag est allé jusqu'à comparer les actes de Misgav à ceux des manifestants du mouvement Kaplan, qui, selon lui, auraient signalé au Hamas de mener des attaques.
En réponse aux appels des internautes encourageant Misgav à déposer plainte en diffamation contre le scénariste, Assayag a publié une clarification supplémentaire soulignant qu'il n'est pas dissuadé par la possibilité d'une procédure judiciaire. Il a déclaré ne pas être influencé par ces appels et se joindre même à la demande de dépôt de plainte. Au-delà de sa déclaration sur l'absence de crainte des poursuites, Assayag a soutenu qu'il avait déjà été poursuivi par le passé, mais que cela s'était parfois terminé par des plaintes en retour de sa part. Pour conclure, Assayag a clarifié sa position tranchée à l'égard de Misgav, utilisant des termes virulents et déclarant qu'à ses yeux, il s'agit d'une personne qui devrait être interrogée et emprisonnée.
Il est important de souligner qu'il s'agit d'allégations et d'accusations mutuelles apparues dans l'espace public et numérique. À ce jour, aucune mesure judiciaire formelle n'a été signalée de la part de l'une ou l'autre des parties devant un tribunal. L'affaire actuelle soulève une fois de plus la question des limites de la liberté d'expression en ligne, celle de savoir quand la critique journalistique devient un risque sécuritaire, et l'usage du système judiciaire comme outil de dissuasion ou de réponse aux insultes sur les réseaux sociaux. Il s'agit d'une affaire qui illustre la tension constante entre des personnalités publiques aux visions du monde opposées, où chaque partie juge opportun d'utiliser des outils juridiques ou des menaces de poursuites dans le cadre de la lutte publique et médiatique. Il est conseillé aux lecteurs d'attendre les mises à jour officielles concernant une éventuelle enquête judiciaire devant les instances appropriées, et d'éviter de tirer des conclusions juridiques automatiques avant que des décisions officielles ne soient rendues dans le dossier.