Le parti « Démocrates » a déposé une requête devant la Haute Cour de justice pour ordonner au chef du Service de sécurité intérieure (Shin Bet), David Zini, et au gouvernement israélien d'accorder une protection au président du parti, Yair Golan. Dans la requête déposée mardi, il est soutenu que Golan est exposé à des menaces de mort concrètes et graves, justifiant une intervention immédiate des services de sécurité. Pour étayer les faits, les requérants ont joint une documentation contenant des déclarations de divers citoyens israéliens, incluant des souhaits de mort explicites et des menaces de violence physique contre Golan et sa famille.
Le parti affirme que l'absence de protection gouvernementale laisse Golan vulnérable et exige la délivrance d'une ordonnance provisoire et d'une injonction pour imposer une sécurité immédiate, soulignant que la proximité des élections à la Knesset accroît le niveau de risque. Les allégations détaillées dans la requête incluent des déclarations violentes, notamment des appels à l'élimination du président du parti ou à l'application de peines extrêmes à son encontre.
Le parti insiste sur la gravité des menaces au regard de la nature des propos présentés au tribunal. Parallèlement à cette affaire, la question de la protection des personnalités politiques a été soulevée dans un autre contexte. Selon N12, le chef du Shin Bet a récemment approuvé la protection du président du parti « Yashar », Gadi Eisenkot, par l'unité de protection des personnalités. Cela fait suite à une période prolongée durant laquelle l'entourage d'Eisenkot réclamait une protection, notamment en raison de menaces iraniennes visant des responsables israéliens.
La requête concernant Yair Golan s'inscrit dans un débat plus large sur la sécurité des personnalités publiques lors des périodes politiques sensibles. La Cour n'a pas encore statué, et les « Démocrates » insistent sur la nécessité d'une audience urgente face à ce qu'ils qualifient d'avertissement manifeste. La position du Shin Bet ou du gouvernement concernant l'évaluation individuelle des risques pour M. Golan n'a pas encore été présentée au tribunal dans le cadre de cette procédure.
Il s'agit d'une évolution juridique et politique significative soulevant des questions sur les critères de détermination de la nécessité d'une protection officielle pour les candidats aux élections, particulièrement dans un climat public marqué par de fortes tensions.