Les avocats de Wolt et les représentants des coursiers ont soumis au Tribunal national du travail un accord de règlement complet, mettant fin à un long conflit juridique concernant le statut professionnel des coursiers en Israël. L'affaire, traitée sous forme de recours collectif, portait sur la demande de reconnaissance des coursiers comme salariés, avec tous les droits sociaux et protections du droit du travail associés. L'accord a été conclu après un processus de médiation approfondi, composé de 26 séances intenses.
Selon les informations publiées par Globes, les parties ont convenu que Wolt verserait une indemnité unique d'un montant total d'environ 34 millions de NIS aux membres du groupe représenté. Bien qu'il s'agisse d'une solution financière importante, il est crucial de noter que, sur le plan juridique, l'accord ne reconnaît pas les coursiers comme des employés de l'entreprise. De plus, le texte précise que les parties n'admettent aucune des allégations soulevées pendant la procédure.
La conséquence pratique de cette transaction est la clôture du litige juridique sans établir de précédent contraignant sur la classification des coursiers en tant que salariés. Pour les coursiers, cet accord met fin à l'incertitude sur la nature de leur engagement envers la plateforme, tout en leur assurant une compensation financière. Pour Wolt, cet accord permet d'éviter la poursuite des audiences judiciaires sans modifier le modèle commercial existant. Cet arrangement s'inscrit dans le cadre des débats sur l'économie collaborative en Israël et dans le monde, explorant les limites entre travail indépendant et emploi direct.
Cette démarche illustre la difficulté d'appliquer des modèles d'emploi traditionnels à des structures technologiques modernes et la tendance des parties à privilégier des compromis financiers sans trancher sur les questions fondamentales du droit du travail. Il reste maintenant à attendre l'approbation formelle du Tribunal national du travail pour clore ce chapitre juridique.