Près de quatre ans après le meurtre tragique de Yoel Lehanghal, décédé à la suite d'un lynchage perpétré par un groupe de jeunes à Kiryat Shmona, ses parents et sa compagne ont déposé une plainte en dommages-intérêts de 6,6 millions de shekels devant le tribunal de district du Centre. La plainte est dirigée contre l'État d'Israël et le groupe de jeunes accusés de l'agression. Le fondement principal de la plainte repose sur des allégations de graves manquements policiers qui, selon les plaignants, ont empêché de prévenir le meurtre et ont entravé la justice.
L'avocate Rachel Tzinkin, représentant les plaignants, soutient dans la plainte que le comportement de la police sur les lieux était fondamentalement défaillant. Selon les allégations, une patrouille arrivée sur place avant le meurtre a fait preuve d'une attitude négative envers la victime, n'a pas empêché la poursuite de l'agression et a préféré protéger les agresseurs locaux au lieu d'assurer la sécurité de Lehanghal. La plainte détaille que les policiers ont quitté les lieux, laissant Lehanghal blessé, sans soins médicaux et sans effort réel pour localiser les suspects.
Il est également allégué qu'après l'incident violent, les actions de la police ont conduit à une obstruction de l'enquête, permettant aux suspects d'échapper à des condamnations pour meurtre ou homicide. Selon la famille, cette conduite, exposée auparavant dans des reportages, a causé un dommage irréversible à la vie des parents. La plainte souligne que le chef de la police locale a été démis de ses fonctions, mais que cela ne remplace pas une réparation juridique.
Les plaignants soutiennent que si la police avait agi de manière professionnelle, la tragédie aurait pu être évitée. Il convient de noter que ces allégations sont à un stade préliminaire et n'ont pas encore été tranchées par les tribunaux. En réponse, le Parquet a indiqué n'avoir pas encore reçu la plainte et qu'il répondrait sur le fond après examen.